antonio prete



Antonio Prete, originaire des Pouilles (il est né dans le Salentin, à Copertino), enseigne la littérature comparée à l’université de Sienne où il est actuellement professeur émérite. Il a été reçu comme professeur invité dans de nombreuses universités européennes et américaines. (En France on aura pu suivre ses enseignements, entre autres, au Collège de France, où il a été invité en 2006, à L’École normale supérieure « Lettres et Sciences humaines » de Lyon, aux universités Paris-III et Paris-VIII, à Montpellier, à Aix-en-Provence.)

Spécialiste majeur de l’œuvre de Leopardi — il lui a consacré plusieurs essais d’importance dont Il pensiero poetante, Feltrinelli, 1980, Finitudine e Infinito, Feltrinelli, 1998, Il deserto e il fiore. Leggendo Leopardi, Donzelli, 2004 ; il est en outre l’éditeur scientifique des Operette morali et des Pensieri — et de celle de Baudelaire — il a publié chez Feltrinelli, en 2003, une traduction des Fleurs du mal en vers rimés qui a fait sensation et a été de nombreuses fois réimprimée depuis —, Antonio Prete a collaboré à la célèbreStoria della letteratura italiana en neuf volumes d’Emilio Cecchi et Natalino Sapegno (Garzanti, 1965-1969) ainsi naturellement qu’à de nombreuses revues littéraires italiennes (Il piccolo Hans, Aut Aut, Il gallo silvestre, qu’il a créée et dont il est le directeur depuis 1989, etc.) et internationales (en France, on a pu le lire dans Critique, dans Europe, dans Po&sie ; on le trouve également au sommaire du Cahier de L’Herne consacré à Yves Bonnefoy), au sein desquelles il réfléchit notamment sur le langage poétique en relation avec les autres langages et formes du savoir, tout particulièrement la philosophie.

Traducteur du français, de l’allemand, de l’espagnol et du portugais, Prete a permis de redécouvrir ou découvrir en Italie les œuvres de Mallarmé, Valéry, Jabès, Bonnefoy, Rilke, Celan, Machado, Pessoa... À ses importantes activités d’essayiste, de traducteur et ses travaux décisifs de théoricien de la traduction (All’ombra dell’altra lingua. Per una poetica della traduzione, Bollati Boringhieri, 2011) s’ajoute une œuvre de poète (Menhir, Donzelli, 2007 ;Se la pietra fiorisce,Donzelli,2012) et d’auteur de fiction (Le saracinesche di Harlem, L’Obliquo, 1989, L’imperfezione della luna, Feltrinelli, 2000,Trenta gradi all’ombra, Nottetempo, 2004, L’ordine animale delle cose, Nottetempo, 2008, etc.). Volet essentiel d’un parcours intellectuel d’une grande originalité, son œuvre narrative et poétique est reconnue en Italie comme une exploration novatrice du monde sensible, une  poétique du vivant.

L’essai Prosodie de la nature. Fragments d’une physique poétiquea été publié en 2004 chez Lucie-éditions dans une traduction d’Arlette Estève et de Pascal Gabellone. L’imperfezione della luna a été partiellement traduit en français — par Judith Lindenberg et pour un tirage limité à six cents exemplaires — aux éditions Abstème & Bobance en 2008.

Lauréat de nombreux prix littéraires, Antonio Prete a vu paraître deux nouveaux ouvrages au printemps de 2013 : un recueil d’articles, Meditazioni sul poetico (Moretti & Vitali) et Compassione. Storia di un sentimento (Bollati Boringhieri).

 


 



Retour