La mort quotidienne

Alexandre Bonnier

La Mort quotidienne est une méticuleuse chasse aux signes et aux sensations de la mort dans le corps même de l’écrivain. “Je m’épie et m’écoute”, déclare Alexandre Bonnier dans l’une des cinquante-cinq séquences qui composent l’ouvrage. Mais il s’agit-là d’une écoute qui tourne le dos au réalisme et à l’anecdote ; à tout épanchement. On y atteint le cœur de la littérature grâce à la constante liberté du ton, à l’acidité dandy : à un humour décapant qui pourrait faire penser à celui du Maurice Roche de Maladie Mélodie. Un désespoir vibrant et tonique anime ces pages et fait de ce livre sur la mort un véritable art de vivre avec sa pratique inséparable de sa philosophie.

  • un volume de 84 pages au format 125 x 190 mm
  • dessin de couverture de Lars Fredrikson
  • mars 2016
  • ISBN 978-2-905357-12-0
  • 8 €
À ce propos

Au début et autour, Steve Reich

Jérôme Orsoni

Parfois, on entend dire qu’il va pleuvoir, et on ne prévoit pas que ce sera le déluge. Parfois, on entend dire It’s Gonna Rain, et on ne prévoit pas que ce sera le déluge – de la musique.

De la musique, c’est certain, Steve Reich aura marqué l’histoire. Et, c’est important. Tout aussi important : comment sa musique au début, avec It’s Gonna Rain donc, mais aussi Come Out, Piano Phase, Clapping Music, pièces parfaitement radicales et parfaitement audibles, marque le temps et l’espace dans lesquels elle s’inscrit. Et ainsi : comment sa musique, bien que très savante et très européenne, parvient à sortir de la tradition de la musique savante européenne et, américaine, invente de nouveaux canons musicaux, en répétant, en décalant, en ne se répétant donc pas, en cherchant dans les ressources du son lui-même les moyens de changer la musique elle-même. En inventant la musique de phase.

Il faut l’écouter. Ceci est un essai. Ou mieux : une pure fiction.

 

  • un volume de 64 pages au format 110 x 180 mm
  • dessin de couverture de Lars Fredrikson
  • décembre 2011
  • ISBN 978-2-905357-05-2
  • 8 €
À ce propos