Voyage sur un fantôme. Rome, le scooter, et ma mère

Jérôme Orsoni

Voyage sur un fantôme. Rome, le scooter, et ma mère est une géographie du possible, une déclaration d’amour à Rome, une lamentation sur le corps défunt, un hymne à l’invention de soi. On y chemine avec Nanni Moretti, Pier Paolo Pasolini, Jacob Burckhardt, Friedrich Nietzsche. On demande son chemin à quelques situationnistes en mal d’orientation. On y croise Stendhal et Audrey Hepburn. Avant de dialoguer, in fine, avec le chat d’Antonio Gramsci. Parce qu’après tout, en voyage, ce qui importe c’est de se poser les bonnes questions – et de les suivre en attendant de voir où elles nous mènent.

  • un volume de 144 pages au format 155 x 215 mm
  • dessin original de couverture de Jacques Stéfani
  • octobre 2015
  • ISBN 978-2-905357-11-3
  • 14 €
À ce propos

De la nature des lièvres

Anne Cauquelin

 

En écho de Court traité du fragment – l’essai décisif qu’elle a donné à l’esthétique en 1986 –, Anne Cauquelin propose, avec De la nature des lièvres et à partir d’une attention vive et affectueuse à l’œuvre de Daniel Arasse, une réflexion aiguë, enjouée, sur la question du pan, du fragmentaire, de la diffraction du sens en peinture, en art, dans le texte. Interrogation générique se portant à sauts et à gambades sur les petites formes, sur le paragraphe et les isolats, sur la suspension, sur le dandysme du retrait et quelques singularités animales ; affaire elle-même coupée-découpée, elle-même fragmentaire comme il ne pouvait en l’occurrence que se devoir. Dans les rebonds paragraphés de la pensée, ses bouffées autobiographiques, dans un dispositif où images, rêves, idées, souvenirs et sons se versent en écriture, en elle se déposent selon leur ordre propre et s’y composent comme naturellement, De la nature des lièvres, livre d’immédiate tension-instauration ludique (et savante, c’est tout comme), donne à lire une poétique de l’éclat-multiple : un feu artiste – une philosophie dansée. 

  • un volume de 72 pages au format 155 x 215 mm
  • vingt dessins originaux de l'auteur
  • février 2014
  • ISBN 978-2-905357-09-0
  • 12 €
À ce propos

Exercices sur le tracé des ombres. Walter Benjamin

Anne Roche


Exercices sur le tracé des ombres s’inscrit de façon originale dans le champ des publications consacrées à Walter Benjamin. S’appuyant principalement sur Sens unique et le Livre des passages – soit, dans le temps, les œuvres extrêmes de l’auteur d’Origine du drame baroque allemand –, mais aussi sur sa correspondance (notamment ses échanges essentiels avec Scholem et Adorno), l’ouvrage prend en compte des points peu traités quant à lui par la critique française, dont la mise en question de la personne (de la personnalité), la construction du moi au travers des objets, des lieux, du frayage même de l’impersonnel. Y est reconsidérée – selon une perspective qui met en exergue un écrivain-philosophe foncièrement politique – sa conception du temps et de l'histoire ; soulignée la puissance, pour elle, de l'idée de révolution, loin des palinodies des interlocuteurs et amis les plus chers (Adorno, Scholem). L’essai accorde toute sa place au régime de l’inactuel (cette déchronicité aussi prégnante chez Benjamin que chez Nietzsche) et s’attarde, naturellement mais avec invention, au travail de la citation : « espace-rupture », cœur intense, dans le geste d’écrire, de l’opération de minage du corps-auteur qui aura constamment mobilisé une pensée dont Anne Roche veut et sait garder vifs tous les éclats, toutes les tensions. 

Exercices sur le tracé des ombres. Walter Benjamin a obtenu le prix Walter-Benjamin 2018.

 

  • un volume de 320 pages au format 155 x 215 mm
  • dessin original de couverture de Catherine Chevolleau
  • septembre 2010
  • ISBN 978-2-905357-02-1
  • 25 €
À ce propos